Peut-on travailler à la retraite ?

Est-il possible de travailler à la retraite ?
Exercer un travail à la retraite est-il possible ?

Deux raisons sont à l’origine du travail après l’âge légal de départ à la retraite. Si la première reste l’insuffisance de la somme perçue à la retraite, la deuxième est le désir de garder une activité professionnelle pour ne pas tomber dans la routine. Alors, peut-on travailler à la retraite ? Si oui, quelles sont les conditions qui les régissent et quelles sont les formules qui existent ? Les détails dans les lignes suivantes.

Peut-on travailler à la retraite ?

Bien que les seniors aient travaillé toutes leurs vies afin de préparer leurs vieux jours et qu’ils aient cotisé dans les différents organismes, ils ne sont pas épargnés par un souci financier. Raison pour laquelle le gouvernement permet à tous ceux qui sont à la retraite de reprendre une activité professionnelle, et ce, à compter de la réforme de la retraite du 20 janvier 2014. Alors, à la question, peut-on travailler à la retraite, nous répondons oui.

Ainsi, si vous êtes amenés à exercer une profession au-delà de l’âge légal, cela s’appelle le cumul emploi retraite. Disponible en plusieurs formules, vous devez suivre les démarches afférentes afin de travailler en toute légalité à la retraite. Pour travailler dans le mois qui suit votre retraite, faites parvenir au plutôt quelques informations à la caisse de retraite à laquelle vous êtes affilié. Dans ce document, vous devez mentionner :

  • Le nom et l’adresse de votre futur employeur,
  • La date à laquelle vous reprenez votre activité,
  • Le montant du revenu que vous percevez,
  • Le régime de sécurité sociale auquel vous êtes affilié,
  • Vos bulletins de salaire,
  • Les adresses et les noms des agences de retraite de base et complémentaire.

Le cumul emploi retraite 

Il s’agit de la première formule pour travailler après la fin d’une carrière.

Présentation du cumul emploi retraite

Le cumul emploi retraite est la première alternative à la retraite après une fin de carrière. Il est accessible à tous ceux qui ont exercé une activité professionnelle : profession libérale, artisan, fonction publique, agriculture et autres. Comme l’indique son nom, il permet de cumuler en même temps un revenu supplémentaire et la pension. Et sur ce, il existe deux régimes de cumul emploi retraite, dont l’intégral et le partiel.

Le cumul emploi retraite intégral

Le premier régime de cumul s’adresse aux salariés qui ont accompli jusqu’à la fin leurs activités professionnelles. S’ajoute à cela la liquidation en totalité de toutes les pensions de retraite, sans oublier de remplir les conditions d’obtention du taux plein.

Le cumul emploi retraite partiel

A contrario du régime précédent, le cumul partiel exige uniquement deux conditions, à savoir atteindre l’âge de départ à la retraite et avoir liquidé les pensions de retraite personnelle. Dans ce dernier cas, le futur retraité ne pourra pas percevoir un salaire plus élevé que son précédent. Au-dessus de 160 % du SMIC, sa retraite se verra diminuer.

La retraite progressive et le surcoût : d’autres alternatives pour travailler à la retraite

Effectivement, ces deux dernières formules vous offrent la possibilité de travailler à la retraite. D’ailleurs, elles vous permettent de préparer votre retraite en diminuant progressivement vos heures de travail dans votre activité professionnelle. La retraite progressive s’applique à ceux qui ont au moins 60 ans, ceux qui ont accumulé au moins 150 trimestres d’heures, toutes bases confondues.

Pour profiter de la retraite progressive, il est impératif d’avoir exercé une seule activité 40 % et 80 % de travail à temps partiel. Notons que les régimes à professions libérales en sont exclus. Enfin, la surcote est la dernière alternative qui vous permet de travailler au-delà de votre âge légal. Elle permet d’augmenter votre pension ainsi que le montant de votre retraite de base, et ce, à condition de dépasser l’âge légal de départ à la retraite. Il en est de même pour la durée d’assurance nécessaire pour l’acquisition du taux plein.

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